Prévention des escarres

 

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Escarre, Comment l'éviter ?

Escarre, Comment l'éviter ?

Qu'est-ce qu'une escarre ?

 

Suite à une position prolongée assise ou allongée, le poids du corps applique une pression sur les vaisseaux sanguins situés sous la peau entraînant une diminution de l’apport en oxygène aux tissus cutanés. Si cet écrasement des tissus persiste, une plaie appelée escarre peut apparaître en seulement quelques heures.

L’escarre est une plaie grave car elle peut se creuser jusqu’à atteindre les muscles parfois jusqu’à l’os et mettre des mois à cicatriser.

Des soins douloureux et fréquents sont nécessaires pour cicatriser.

"On peut par erreur penser que l’escarre ne nous concerne pas, mais cette pathologie longue et douloureuse peut toucher l’un de vos proches".

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les personnes à risque d'escarres ?

Les escarres apparaissent chez des personnes fragilisées par la maladie ou l’âge et immobilisées au lit ou au fauteuil. Chaque année, 300 000 cas surviennent en France. Les personnes à risque sont très variées :


Âgées et alitées en raison d’une maladie (grippe, …) qui se prolonge.
• Alitées et dépendantes ou se nourrissant peu.
Opérées ou hospitalisées à domicile.
• Ayant des séquelles de paralysie (hémiplégie, paraplégie, …).
Incontinentes ou à forte sudation.

Quels sont les moyens de prévention ?

“Mieux vaut prévenir que guérir” dit-on. Pour éviter à nos aînés cette longue et pénible douleur, il est important de prendre en charge la prévention de l’escarre.

Les Autorités de Santé ont émis des recommandations face à cette situation préoccupante :


• Changer de position les patients à risque d’escarres toutes les 2 ou 3 heures.
• Les installer confortablement sur des supports spéciaux (matelas, coussin de siège …).
• Veiller à des apports alimentaires adaptés.
• Maintenir l’hygiène corporelle.
Surveiller étroitement la peau des zones à risque.


À domicile, aux côtés de l’équipe soignante (médecin, infirmière, aide-soignante, kinésithérapeute …), l’entourage de la personne à risque a donc un rôle important : surveillance des zones d’appui et alerte du personnel soignant aux premiers signes d’escarre ou en cas de risque nouveau.

Quelles sont les zones à risque ?

Les zones à risque concernent les zones d’appui sur lesquelles le poids du corps exerce une pression tels que : le sacrum (bas du dos) et les talons qui représentent 80 % des escarres.

Selon les positions du corps, d’autres zones doivent être surveillées : les ischions (région fessière en position assise au fauteuil), les trochanters (région de la hanche, en position couchée sur le côté), l’occiput (l’arrière de la tête).

 

Quels sont les signes cutanés à rechercher ?

L’apparition d’une rougeur persistante sur la zone d’appui est le tout premier signe d’escarre. Il faut donc observer les zones à risque pour repérer les rougeurs et palper légèrement la peau pour évaluer sa souplesse et une éventuelle réaction douloureuse.

Un test simple existe pour identifier les rougeurs persistantes :

Appliquer une légère pression avec le doigt sur la zone de rougeur,
• Si une marque blanche apparaît et se recolore, il n’y a pas d’escarre en formation. Un traitement préventif est conseillé, type Sanyrène®.
• Si la peau reste rouge, vous êtes en présence d’un début d’escarre (stade I) qui peut se poursuivre par l’ouverture d’une plaie. Il faut alerter l’équipe soignante de cette rougeur.

L’apparition de rougeur sur une zone d’appui ou une modification de l’état général (fièvre, déshydratation, arrêt de l’alimentation, sudation importante ou incontinence) doivent être signalées rapidement à l’infirmière ou au médecin afin d’adapter la stratégie de prévention de l’escarre car cela peut augmenter le risque de survenue d’escarre.

Les gestes à ne pas faire, les pièges à éviter ?

Ne jamais frotter énergiquement ou masser à pleine main les zones à risque.
Ne pas déplacer la personne en la faisant glisser sur son lit : cela provoque frottements et cisaillements de la peau. Il faut soulever la personne, au besoin en utilisant un drap.
Éviter le glissement du patient dans son lit : les plis des draps peuvent suffire pour traumatiser la peau.
Éviter tout changement de température brutal sur les zones à risque : proscrire le chauffage avec un sèche-cheveux par exemple ou les massages avec des glaçons.
Éviter le contact prolongé avec des objets qui pourraient blesser : fermetures, boutons, sonde urinaire…

Les actes préventifs efficaces

Éviter les appuis prolongés :
Alterner le plus possible entre position assise au fauteuil, position allongée et station debout. Reprendre la marche dès que possible.
Maintenir l’hygiène de la peau :
Toilette corporelle quotidienne et précautionneuse avec séchage soigneux sur les zones à risque :
elle prévient la macération et l’irritation cutanée en particulier en cas d’incontinence ou de sudation importante.
Profiter des actes de toilette pour :
Observer les zones à risque et appliquer Sanyrène® par simple effleurage.

Le saviez-vous ?

3 Heures  : Le temps d’apparition d’une escarre après une immobilité prolongée sur une chaise ou un fauteuil.(1)

3,35 Milliards d'euros : Chaque année, la Sécurité Sociale dépense 3,35 Mds d'€ en soins pour traiter les escarres.(2)

3 à 5 mois  : Temps moyens pour qu'une escarre cicatrise complétement.(3)

0,35 € * : Le Coût de traitement journalier (CTJ)* de Sanyrène® 20 ml, indiqué dans la prévention de l’escarre.

15 000 €  : Le coût moyen de traitement d’une plaie d’escarre (stade IV) à l’hôpital.(4)

300 000  : Chaque année en France, 300 000 patients à risque développent une escarre.(1)

 

* CTJ : Coût de traitement Journalier selon le prix conseillé en pharmacie.
(1) Cité par C. Revaux dans la Conférence de consensus : Prévention et traitement des escarres
de l’adulte et du sujet âgé. 15/16 nov 2001. Hôpital Européen Georges Pompidou.
(2) Revue Soins n° 702 Janv. 2006 (4) Miot 1999.
(3) Stade 2 : 109 jours - Stade 4 : 146 jours.
(4) Schwartz et Gourand. La prévention de l’escarre. Editions Handisoft 1987 : 51-62.

Rubrique : Vrai / Faux

  • Utiliser une crème hydratante suffit à prévenir l’escarre


FAUX : Une crème hydratante quelconque, même achetée en pharmacie, n’est pas adaptée à la prévention de l’escarre pour deux raisons :
• 1) Le rôle d’une crème classique est d’hydrater les couches superficielles de la peau (épiderme), or dans la prévention de l’escarre, le produit doit agir sur la microcirculation sanguine localisée sous la peau.
• 2) En utilisant un produit non adapté, on risque d’accroître la survenue de l’escarre en réalisant des frottements pour faire pénétrer l’émulsion. Il faut donc bien vérifier que la notice du produit utilisé mentionne l’indication “Prévention de l’escarre”.

  • Une rougeur qui apparaît c’est une escarre


FAUX
S’il faut s’alarmer dès qu’une rougeur apparaît, ce n’est pas synonyme d’escarre en voie de constitution. Cependant, toute rougeur, même au stade de blanchiment à la pression justifie la mise en place d’un traitement préventif urgent au risque d’évoluer vers l’ouverture d’une plaie d’escarre.

  • Un massage revigorant améliore la circulation sanguine et évite la survenue d’escarre


FAUX : Un massage revigorant entraîne des frottements sur la peau et risquerait d’augmenter la survenue d’une escarre. Le traitement adapté est l’application par effleurage de l’huile hyperoxygénée Sanyrène® (Laboratoires URGO) toutes les 3 heures.

  • Le régime alimentaire influe sur le risque d'escarre


VRAI & FAUX : Un régime alimentaire équilibré et adapté aux pathologies associées de la personne est indispensable pour la bonne santé du patient. Cependant, le facteur influant le risque de survenue d’escarre est l’état de nutrition du patient. Une personne se nourrissant peu se retrouve dénutrie et présente une peau très fine. La couche de graisse est maigre et donc protège moins bien les vaisseaux sanguins de l’écrasement dû au poids du patient en station assise ou allongée.

Est-ce qu’un de mes proches est un patient à risque d'escarre ?

Pour savoir si l’un de vos proches nécessite un traitement de prévention, calculez le score total puis découvrez le résultat ci-dessous :

Résultats de 0 à 16 :

Votre proche est considéré à risque. La probabilité de la survenue d’une escarre est très grande au vu de son état. Un traitement de prévention est fortement conseillé : changements de position, matelas anti-escarre associé à un effleurage avec une huile hyperoxygénée Sanyrène®.

 

Résultats de 17 à 20 :

Votre proche n’est pas considéré à risque mais une surveillance au niveau des points d’appui, accompagnée d’un traitement préventif par Sanyrène®, est conseillée afin de vérifier l’apparition de rougeurs.

Sanyrène

Pour réduire les risques d’escarre :
• Sanyrène® est une huile hyperoxygénée indiquée dans la prévention de l’escarre. Ce concentré d’acides gras essentiels hydrate la peau pour lui permettre de jouer pleinement son rôle de barrière face aux agressions et ainsi d’éviter l’apparition d’une escarre.


Sanyrène® doit être utilisé sur les zones d’appui, lors de chaque renouvellement de positionnement en association avec les autres mesures générales de prévention (matelas anti-escarre, coussin, changement régulier de position, ...).


Une efficacité clinique démontrée en milieu gériatrique
Sanyrène® a démontré son efficacité au cours d’une grande étude ayant suivi plus de 1000 patients âgés à risque d’escarres bénéficiant des mesures générales de prévention.

Les patients traités par Sanyrène® ont vu leur risque de survenue d’escarre réduire
de 55 %*.

Quant aux patients traités par d’autres crèmes, émulsions, pâtes tel que Biafine®,
Dexeryl® ont vu leur risque de survenue de l’escarre réduire de seulement 4 %*.


Sanyrène®, en applications par effleurage

 


Après avoir pulvérisé Sanyrène® sur la zone d’appui, faire pénétrer doucement en effleurant la peau.
Éviter tout massage invasif. Renouveler toutes les 2 à 3 heures sur toutes les zones à risque.

L’escarre est une plaie qui peut apparaître en quelques heures suite à une immobilisation au lit ou au fauteuil. Elle survient au niveau des zones d’appui (talons, fesses, coudes) et se matérialise par une rougeur superfi cielle qui peut vite faire place à une plaie profonde, douloureuse et très longue à cicatriser.                                                                                                                                       Grâce à sa composition exclusive, Sanyrène améliore l’oxygénation tissulaire et permet une prévention effi cace des escarres. Avec Sanyrène, le risque de survenue d’escarre sacrée est réduit de moitié *. Utiliser Sanyrène 2 fois par jour, en effl eurage sur les zones d’appui,
un geste simple pour prévenir l’escarre.


* Etude GIPPS: S. Meaume et al. Preventing the occurence of pressure ulceration in hospitalised elderly
patients. Journal of Wound Care 2005; 14(2): 78-82.

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